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Article publié le 31 mars 2014.

La Lutte des agents de la DGCCRF pour la sortie de la RéATE n’est pas à vendre !

Cette lutte est aujourd’hui à une croisée des chemins. Alors que refusant la résignation post-CIMAP, les agents ont démontré une nouvelle fois le 20 mars une forte demande de changement par le niveau de leur mobilisation, alors que le gouvernement en général est en difficulté, alors que Bercy est malmené en tant que modèle d’organisation et en tant que jalon de la structure de l’Etat, nos décideurs voudraient malgré tout voir les combats légitimes des agents de la DGCCRF se conclure sur un hors sujet !

Un volet improprement dénommé « social » qui sert de plastron aux vraies sources de souffrance !

Réduit à constater avec son seul autre collègue présent, M. CAZENEUVE, l’ampleur de la mobilisation, le Ministre MOSCOVICI s’est mis en devoir d’approcher à nouveau le Premier Ministre sur la question de la DGCCRF. Cette reconnaissance implicite de la critique faite, notamment par la CGT, à un plan d’action qui ne règle rien, voire aggrave la situation se double pourtant d’une continuation des processus de discussion engagés sur la base de ce plan.

Ainsi la DGCCRF s’obstine-t-elle à convoquer en pure perte son CT personnel et mission sans jamais tirer de leçon, ni de forme, ni de fond du blocage des discussions en cours. Mais il y a plus grave ! Le ecrétariat Général des Ministères Economiques et Financier et cette même DG s’obstinent sur le sujet du « volet social ».

De l’argent pour les agents, la prise en compte de risques psychosociaux, la CGT dit « oui ! » mais…..

Oui les agents de la DGCCRF, comme les autres fonctionnaires, peuvent prétendre à être revalorisés. Ce constat le Ministre HAMON l’a tiré devant nous et la CGT le partage. Aussi un effort financier, si infime soit-il ne sera jamais rejeté dans son principe. Mais encore faut-il que l’on soit d’accord sur une question essentielle, quel est l’objet de cet effort ?

La CGT l’affirme, le volet dit « social » du plan d’action n’est pas sérieux. Il n’est pas sérieux parce qu’il prétend enfermer dans le carquois des risques psychosociaux et de mécanismes compensatoires la problématique de la DGCCRF.

Malgré toute l’importance de ce concept de risques psychosociaux, la CGT exigera que l’on soit capable aujourd’hui, sur la base de l’exemple de la DGCCRF, de faire le constat de son insuffisance dans le contexte particulier de l’emploi public.

…. mettra un point d’honneur à rappeler qu’à soi seul cela ne résoud rien !

Concept récent, les risques psychosociaux sont un mode d’évaluation, des risques générés par les conditions de travail sur la santé des salariés, y compris en terme de stress et de troubles relationnels, entre les personnes et dans le salarié et son rapport au travail.

Bien que parfaitement contributif dans les contextes parfois extrêmement durs des DD(CS)PP et des pôles C, où la souffrance d’une fusion nécessairement ratée, puisqu’évidemment inopportune, crée des rapports tendus entre les personnes et un sentiment de mépris et d’abandon, il ne permet pas selon la CGT de comprendre et d’appréhender la souffrance des agents dans toute ses dimensions.

Car la problématique ne se limite en rien à la question des relations sur le terrain avec les collègues d’autres administrations, aussi difficiles qu’elles puissent être. Ce n’est d’ailleurs pas ce que les agents ont porté tout au long de leurs six ans de lutte. Ce qui a été porté ce sont des considérations de missions, de service public.


Ce qui ronge à petit feu les agents de la DGCCRF c’est d’abord la déliquescence de leur structure, une centrale qui ne les soutient pas mais qui les opprime par son pilotage, ses statistiques, qui les divise en créant l’illusion que nous ne serions pas tous dans un même bateau qui prend l’eau ; un ministère qui se cache derrière une loi consommation et un plan d’action mais ne rentre pas dans le véritable combat.

Ce qui distingue l’emploi public, particulièrement l’emploi public dédié aux missions régaliennes des autres emplois, c’est le niveau d’exigence qu’il porte envers ceux qui ont l’honneur d’en être titulaires.

Il exige de l’attachement aux valeurs républicaines, notamment de neutralité, d’égalité et d’impartialité ; il exige plus que la volonté, le désir de se mettre partout sur le territoire national au service de la défense de l’ordre public.

Les agents de la DGCCRF, à travers les missions de police économique et de défense de l’ordre public économique répondent totalement à cette vision des choses. Chacun d’entre nous perçoit l’importance de ce qui se joue, en tant que fonctionnaire et que citoyen.

C’est pourquoi la CGT, consciente de ses responsabilités, participera aux discussions mais ne laissera personne perdre la mémoire. Ce que nous avons porté ensemble mérite plus qu’une conclusion étriquée sur la base d’une indemnité sous évaluée dans son montant comme dans sa symbolique et de « mesures d’accompagnement ». Le ministre de l’Economie, a fait un pas dans la bonne direction, il lui reste maintenant à en tirer toutes les conclusions qui s’imposent.

LA CGT EXIGE

- La reconnexion du volet dit « social » aux discussions se rapportant au plan d’action et la reconnaissance de ce que la souffrance procède avant tout de la casse du service.

- Le retour de l’ensemble des discussions sous l’égide ministérielle et non dans le cadre inapproprié d’un CT directionnel.

- La suspension de ces discussions dans l’attente d’une saisine du Premier Ministre par le ministre de l’Economie.

Nous ne cesserons le combat que quand interviendra la prise de véritables décisions aboutissant à la seule bonne mesure qui se puisse penser en la circonstance :

sortir la DGCCRF de la RéATE !

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