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Article publié le 13 juillet 2012.

Ensemble, neutralisons les fossoyeurs du service public !

Une association "fantôme" de directeurs des "DDCS, PP, CSPP" vient d’engager, en ce début d’été, une opération de lobbying auprès du Secrétariat Général du Gouvernement, justifiant la Réate et réclamant son prolongement au niveau départemental (cf : la lettre jointe).

Leur déni de la réalité

Dans cette lettre (non signée), des cadres nient tout ce que les agents vivent au quotidien :

- la régression du service public,

- l’organisation assumée de son inefficacité,

- la saignée des emplois avec pour corollaire la dégradation vertigineuse des conditions de travail, voire même des conditions de vie dans et hors travail, la mise en cause permanente des droits individuels et des garanties collectives des personnels

- la souffrance au travail en pleine expansion.

Leur déni des luttes des personnels

Il n’a cependant pas pu échapper à la sagacité de ces éminents directeurs que les personnels, attachés à l’exercice de leurs missions de service public, ne renoncent à rien et qu’ils mènent des actions, dans un cadre unitaire, exigeant le retrait immédiat du dispositif RGPP et Réate.

Sans doute aucun, la vision des réformes présentées par la lettre est en complète contradiction avec la réalité du quotidien pour les personnels.

Leur peur de l’avenir

Un tel tissu de mensonges, de contre vérités et d’approximations est bien la conséquence du changement de mandature : aujourd’hui, ils ont peur !

En effet, les engagements du Président de la République nouvellement élu, puis du 1er ministre comme ceux du ministre de l’économie s’agissant de l’arrêt de la RGPP (qui inclut évidemment son volet Réate) contrecarrent certainement leurs plans de carrière. Leur avenir radieux avant le 6 mai devient tout à coup plutôt incertain.

Ils doivent sûrement s’inquiéter aussi pour les bonifications significatives (plusieurs milliers d’euros par an) dont ils ont bénéficié lorsqu’ils sont passés de leurs directions ministérielles d’origine au rattachement auprès du 1er ministre. Car ils sont bien les seuls bénéficiaires des engagements de Sarkozy de redonner aux personnels la moitié des économies de la RGPP, les autres personnels subissant le blocage, depuis plus de deux ans, de leur rémunération.

Une hauteur de vue…. Impressionnante !

L’horizon indépassable, pour les rédacteurs de la lettre, reste le département, sous l’autorité pleine et entière du préfet, avec des mobilités entre services déconcentrés (proposition 10) et une dotation interministérielle d’emplois abondée par les ministères concernés (proposition 11).

En un mot, le renforcement de "ma petite entreprise" pour faire mes petits contrôles dans mon coin sans gêner les opérateurs économiques !

En réponse, une mobilisation qui s’amplifie partout dans les territoires
Les personnels de la DGCCRF dénoncent depuis de longs mois les dégâts des réformes RGPP / Réate sur leur direction. Partout, les conditions de travail se sont fortement dégradées sous le triple effet de la réduction des effectifs, des nouvelles chaînes de commandement interministérielles et du pilotage des DD(CS)PP par les DIRECCTE.

C’est pourquoi, dans une démarche unitaire, la CGT, associée aux autres organisations syndicales représentatives, revendique avec les personnels :

- la refondation d’une administration nationale publique d’État, implantée partout au niveau pertinent pour l’exercice des missions ;
la fin de la partition Direccte / DDI

- le rétablissement d’une chaîne verticale unique de commandement entre les différents niveaux : national, régional, départemental voire dans certains cas infra départemental.

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