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Article publié le 29 septembre 2011.

Section CGT Administration Centrale : A la DGCCRF la restructuration de l’administration centrale s’intensifie et la DG a gardé ses boules QUIES RGPP pour ne pas entendre l’inquiétude des agents qui doivent passer à leur tour sous la toise.

Après avoir vécu, depuis 2 ans, l’éclatement de ses missions, la perte de ses effectifs et de ses moyens, la dilution de ses compétences et de ses fonctions, voire la véritable perte d’identité professionnelle, au travers de la RGPP appliquée aux administrations de l’Etat dans les départements et les régions, la DGCCRF aborde à présent la restructuration de ses services centraux.

Cette opération qui s’accompagnera d’un compactage dans des locaux plus exigus se déroule dans un climat marqué par un sentiment de gâchis. L’administration au service du consommateur et gendarme du marché, qui était, il y a peu encore, dotée d’une capacité reconnue –au plan européen comme international- de détecter et d’enquêter, a perdu son tissu territorial au plus près des consommateurs et des opérateurs économiques, et s’apprête à voir sa tête passer sous la toise.

L’équipe d’ergonomes dépêchée par Bercy n’y changera rien, la norme France-Domaine –qui s’affiche comme imposant soi-disant 12 m2 en moyenne par agent, quand il s’agira au bout du compte plutôt de 7 m2 une fois déduits couloirs et salles de réunion- est inférieure et moins détaillée que la norme AFNOR préconisée par le droit du travail pour les espaces de bureau. Elle doit s’entendre de surcroît de manière stricte selon Bercy : elle sera vécue ici comme ailleurs comme synonyme d’austérité et de dégradation des conditions de travail.

La section CGT de l’administration centrale a dénoncé à plusieurs reprises dans ses tracts la méthode qui préside à cette réforme : mutisme de la direction sur les objectifs et les mesures envisagées, absence de concertation, attentisme de presqu’un an, suivi d’un ordre de restructurer à la hussarde pendant l’été, puis d’un pilotage à vue, alors que des dizaines de postes devaient être modifiés ou supprimés, des périmètres refondus, des missions bouleversées, des postes du service de la gestion RH transférés à l’Organisme national de paye qui dépend du SG de Bercy, en miroir de la confusion qui perdure dans nos ex-services déconcentrés, avec qui le lien se distend, fonctionnellement et structurellement, alors même que ce lien est la force vive et la raison d’être de notre administration.

La CGT dénonce non seulement la méthode, mais l’émergence d’une nouvelle culture de bureau où règnent caporalisation et individualisation des tâches dans une volonté de faire de cette administration une administration de cabinet.

A l’occasion de cette restructuration forcée, elle fait savoir qu’elle reste plus que jamais attachée à :

- la préservation et au renforcement des unités de travail que sont les bureaux (le chef de bureau doit être au sein de son équipe) ;

- au maintien d’un secrétariat par bureau (les secrétariats sont opposés à des regroupements visant des gains de productivité payés au prix fort) ;

- à la conservation d’espaces suffisants pour les dossiers papier (tout ne peut pas se faire sur écran) ;

- à l’établissement de binômes non imposés dans une même pièce ;

- à l’amélioration de la circulation de l’information verticale et transversale (facilitation des contacts entre bureaux, tenue régulière de réunions de bureau et de sous-direction et retour régulier d’informations sur les conseils de direction).

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