Article publié le 7 juillet 2026.
La canicule ça se traite sur le long terme, pas juste en urgence !
La France connaît un épisode caniculaire sans précédent. Depuis 2003, les canicules se multiplient et sont appelées à perdurer et à s’amplifier.
Il touche l’ensemble des travailleurs. Les agents de la DGCCRF et du SCL n’y échappent pas tant dans les bureaux qu’en contrôle, avec des conséquences directes sur leur santé et leur sécurité.
Nous constatons partout des véhicules de service mal entretenus, garés en plein soleil, des bureaux atteignant 35° à 40°C, des climatisations disfonctionnelles et malgré tout, des formations maintenues en présentiel dans des conditions inacceptables. Certaines DDI et DRI sont situées dans des bâtiments classés ou vétustes et pour lesquels les propriétaires ne souhaitent pas effectuer de travaux de rénovation.
Des directions ont pris des mesures afin de permettre aux agents de travailler au mieux :
- La possibilité pour les agents d’être en télétravail exceptionnel sur les jours concernés ;
- Le déploiement de ventilateurs, rafraîchisseurs d’air ou climatisations portatives ;
- L’adaptation des horaires pour éviter aux agents d’être présents dans les locaux sur les heures de plus forte exposition au soleil.
C’est le minimum. Or, ces mesures ne sont pas prises dans toutes les directions et sont soumises au bon vouloir des hiérarchies ou du manque de moyens. Des agents pouvant effectuer des tâches télétravaillables ne disposent pas d’ordinateurs portables leur permettant de rester chez eux et surtout, ils n’habitent pas forcément dans un logement adapté.
Au regard de son obligation de protection de ses employés, des solutions à long terme doivent être mises en œuvre. Il est urgent pour l’État de répondre efficacement à la crise environnementale :
- en mettant en œuvre une rénovation des bâtiments de services publics, par un grand plan d’investissement, afin de permettre d’y travailler dans les meilleures conditions ;
- en appliquant les dispositions prévues par la réglementation (accès à de l’eau fraiche, moyens techniques de réduction de chaleur, modalités de signalement des malaises, etc)
- en faisant bénéficier, d’ ASA spécifiques « canicule », les agents devant garder leurs enfants quand les écoles ferment, et les agent-es vulnérables.
- En adaptant les horaires de travail et en accordant des périodes de pauses non décomptées du temps de travail.
Ainsi, l’État doit appliquer des solutions structurelles adaptées à long et court terme face à la canicule pour tous les agents, que ce soit dans les DD(ETS)PP, dans les DR(I)EETS, ainsi que dans les services à compétence nationale, au SCL et à l’administration centrale.





