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Article publié le 8 avril 2026.

Voler le 1er mai : l’obstination du gouvernement pour faire plaisir au patronat

Après avoir volé 2 ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de supprimer deux jours fériés, le gouvernement s’entête à faire plaisir au patronat, en maintenant la proposition de loi le vendredi 19 avril « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai  ».

Cette proposition de la loi est présentée aux noms des artisans et des petits commerces indépendants de proximité, qui pourtant peuvent déjà ouvrir ce jour-là s’ils ne font pas faire travailler leurs salarié·es. En vérité, c’est aux supermarchés et aux boulangeries et fleuristes industriels que cette proposition de loi rendrait service en contraignant les salarié·es à travailler.

L’intention est bien d’étendre la dérogation à de nouveaux secteurs professionnels et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai. Quant à la fiction du « volontariat  », comme pour le dimanche, les
salarié·es seront obligés de travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-embauche.

Enfin, le 1er mai est le seul jour férié, chômé et obligatoirement payé. Férié dans plus de 163 pays, à l’occasion de la journée internationale des droits des travailleuses et des travailleurs. Le remettre en cause, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives.

Les travailleurs et les travailleuses attendent des député·es qu’ils et elles répondent aux urgences sociales : blocage des prix des carburants, augmentation des salaires, défense des emplois… pas qu’ils remettent en
cause le 1er mai !

Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses à interpeller leur député sur ALLOPARLEMENT.FR et se mobiliser devant les permanences parlementaires, préfecture, Assemblée nationale pour leur demander de
s’opposer au vol du 1er mai.

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