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Article publié le 25 juin 2012.

SOLIDAIRES - CGT - FO - CFDT : motion de la Vendée

Nous tenons à attirer, une nouvelle fois, votre attention sur la dégradation des conditions de travail du personnel du SPEC et de ses relations avec la Direction.

Depuis la mise en place du badgeage, les problèmes de décompte du temps de travail, lors de déplacements hors département se multiplient jusqu’à l’absurde : pauses méridiennes non prises et non recréditées, demandes de justificatifs de temps de travail hors horaires prévus, demandes de justificatifs de présence aux stages. Alors qu’il y a émargement les « preuves » de ces dépassements/évènements doivent être, de plus, demandées et fournies par des organismes extérieurs à la Direction.

Ces demandes qui s’apparentent à celles de « certificats de présence », nous paraissent non seulement injustifiées, mais accusatoires d’abus qui seraient commis et surtout procèdent d’un manque de confiance total, qui concourt à altérer l’ambiance de travail et créée un stress supplémentaire.

Ces pratiques qui relèvent du management directif, dont pourtant vous vous défendez, se retrouvent également dans le mode de communication que vous choisissez pour informer le personnel. Par exemple, l’amputation, en juin, de deux jours de RTT, pour abonder les jours de fermeture obligatoire de fin d’année (afin, sans doute, d’« éviter » le risque d’indisponibilité de jours de congés pour cette période) a été relayée par Intranet.

Par ailleurs, nous nous étonnons du mode de calcul appliqué à la récupération du temps de travail de la journée de solidarité. Nous souhaiterions que l’ensemble du personnel ait une explication, et que ce mode de calcul puisse être repris dans le Règlement Intérieur.

En effet, alors que la messagerie fourmille de messages sans rapport avec le travail, vous auriez pu utiliser ce support, dans un premier temps, pour informer le personnel de vos intentions. Vous avez fait le choix de passer par Intranet, voie officielle de communication pour affirmer vos intentions et décisions, alors que ce support est peu utilisé par le personnel CCRF.

Enfin, les tracasseries administratives faites aux agents inscrits à des concours internes, semblent bien résulter d’une suspicion générale à l’encontre des agents du SPEC. Une de leur tâche principale semble se résumer à justifier du temps de présence.

Nous regrettons, une fois de plus, ce manque de communication constructive, dans le sens d’un Service Public bien administré, qui amène à une atmosphère de travail de plus en plus dégradée.

Cette situation est préjudiciable à un bon fonctionnement du Service, mais elle est également fortement délétère et influe sur la santé physique et psychologique des agents.

Dans ce climat, déjà fortement dégradé du fait du manque de personnel et de la mise en place de systèmes informatiques de plus en plus élaborés dans le sens de la surveillance de l’activité des agents, et sans utilité pour eux, une communication positive nous paraît indispensable.

C’est pourquoi, nous vous demandons, une fois de plus, de prendre en compte les spécificités du SPEC, dont le travail de fond est le contrôle et non pas l’inspection, afin que les agents aient la latitude de répondre à leurs obligations légales, qui sont d’assurer la régulations des marchés dans tous les sens du terme.

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