Logo du site

Article publié le 15 juillet 2013.

Qualité de vie au travail, égalité professionnelle

Les enjeux du travail, de sa qualité, de son sens et de son organisation sont déterminants autant pour la santé des salariés que pour l’efficacité des entreprises.

Forte de ses orientations de congrès, la CGT a porté l’enjeu de la transformation du travail dans cette négociation. La place faite aux femmes dans le travail (80% des temps partiels, précarité) et la manière dont elles sont traitées (27% de rémunération en moins, non-reconnaissances des qualifications des métiers très féminisées) font de l’égalité professionnelle un axe déterminant de cette transformation du travail.

C’est donc avec beaucoup d’ambition que la CGT a engagé cette négociation.

Le résultat n’est pas à la hauteur de l’engagement et des propositions que nous avons portées le plus souvent de manière unitaire avec les quatre autres organisations syndicales de salariés.

En effet, le texte proposé est une déclaration de bonnes intentions certes intéressantes, mais il n’y a rien de normatif dans cet accord. De plus comme pour chaque négociation nationale le patronat a introduit un accord dérogatoire au code du travail pour regrouper différentes négociations sur trois ans. Enfin, cet accord dicterait le contenu d’arrêté d’extension du ministre, ce qui est inacceptable. Devant de telles propositions la CGT a décidé de ne pas signer cet accord.

Pour autant, l’investissement mis dans cette négociation ne doit pas être vain. Nous allons être exigeants aussi dans la traduction législative de cet accord et surtout nous allons mobiliser nos syndicats afin que les paroles des salariés sur le travail, sa qualité et son organisation soient entendues.

Le mal travail coûte chaque année 4 points du PIB (80 milliards d’euros) à notre économie. Il y a urgence à transformer le travail, c’est une dimension essentielle pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes.

Retour en haut