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Article publié le 17 janvier 2014.

Motion des agents DGCCRF de la région Languedoc-Roussillon

Les agents de la DGCCRF du Languedoc-Roussillon, syndiqués et non syndiqués, ont pris connaissance des conclusions de la mission JEKHOWSHY / HOMOBONO.

Partant d’un constat partagé, entre le ministère et les personnels, sur le fonctionnement du réseau, nous avons pris acte de la volonté politique de mettre en place des mesures d’urgence permettant de redonner un minimum d’efficacité et cohérence à notre action sur le territoire national.

Nous insistons sur le fait qu’il ne peut s’agir que d’une première étape puisque la décision 33 du CIMAP nous enchaîne à un des pires boulets de la RGPP : une recherche de mutualisation faite en dépit de l’essence même de notre service public, un service de police judiciaire à vocation économique.

Nous rappelons, à ce titre, notre rejet de la circulaire mutualisation ainsi que notre opposition aux projets de mutualisation interdépartementale et interrégionale des services et des agents de la DGCCRF.

Aujourd’hui cependant, le « plan d’action » proposé est bien loin de répondre à nos revendications. Il se limite à une vision technocratique des problèmes d’organisation de notre service en totale déconnection avec les réalités du terrain. Pire que tout, il porte en son sein même les germes d’une pérennisation de la situation actuelle !

Le rétablissement de la chaîne de commandement ne se décrète pas par une normalisation des organigrammes, mais nécessite une reconnaissance institutionnelle et une consécration juridique.

Les conditions de travail dégradées, nous les vivons, alors notre voix doit être entendue.

Visiblement, nous ne pouvons nous fier qu’à nous-mêmes pour sortir de la REATE.

Nous demandons donc aux organisations syndicales de porter de manière unitaire les propositions concrètes
des personnels permettant d’adapter les textes relatifs à nos missions ainsi qu’à leurs conditions d’exercice et
de mises en oeuvre. À ce titre, la réécriture du décret des DIRECCTE ne peut être qu’une première étape
dans le rétablissement d’une chaîne de commandement unique.

Dans l’attente de la prise en compte de nos revendications ainsi que l’ouverture d’un réel processus de discussions et de négociations,
nous décidons :

- le boycott des instances locales qui ne servent qu’à se faire l’écho de « la bonne parole » technocratique ;

- le renseignement d’AGAT sur la base de l’unique code 499 et rétroactivement à compter du 22 novembre dernier ;

- le renseignement de SORA limité à un seul code action par établissement contrôlé pour chaque TN (hors prélèvement)

Les 47 agents signataires

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