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Article publié le 30 octobre 2012.

Motion des agents DGCCRF de la DIRECCTE Languedoc-Roussillon : La sortie de la DGCCRF du dispositif RGPP/Réate : une urgence absolue

Les agents CCRF du Pôle C de la DIRECCTE LR, s’associent aux démarches de leurs collègues et rappellent leur objectif :

• La sortie de la DGCCRF de la RGPP et de la Réate ;

• La création d’une administration d’Etat réellement opérationnelle, avec un lien hiérarchique direct sur l’ensemble de son réseau, et rattachée au ministre en charge de l’économie.

Si nous actons positivement les déclarations des Ministres (en CT Ministériel, à l’école ou séminaire des DDI) ainsi que l’annonce de l’arrêt des suppressions d’emplois à la DGCCRF en 2013, la bataille pour la défense des missions est loin d’être gagnée.

La “nouvelle organisation administrative” continue de faire ses ravages tant sur les missions que sur les agents eux-mêmes.

Sur les résultats, pas besoin d’un long discours, ils parlent d’eux même. La DG ne peut que reconnaitre que la baisse d’activité est largement supérieure à la baisse des effectifs.

En ce qui concerne le quotidien : c’est petits couacs et grands maux.

- Le système informatique est inadapté et largement moins performant que celui de la DGCCRF (la taille des boîtes aux lettres électronique bloque les échanges, il faut relancer un nombre incalculable de fois le SG pour la modifier, de même pour régler les problèmes d’homonymie, au cas d’espèce un des homonymes est un représentant du personnel en CAP … ) ;

- Les agents ont des difficultés à accéder à l’information syndicale (ils doivent demander aux cadres pour que les messages publics des syndicats leurs soient communiqués), de même pour les informations relatives à la vie des services (notamment lors du décès de collègues). Tout est fait pour isoler les agents.

- Les agents se sentent perdus, voire schizophrène entre les demandes qui leur viennent d’en haut de plus de coordination et les nécessités du terrain. Dans le même temps, les mutualisations n’ont en rien amélioré nos conditions de travail. Tous les services ayant besoin de préserver leur capacité opérationnelle, seules les tâches de gestion nous ont été retirées et au final les effectifs des fonctions supports ont doublé au détriment de l’enquête. Les “burn out” se multiplient (cf. expression du 16 mai 2012 de la DDPP de l’Hérault).

- Les consommateurs sont également perdus, nombres de leurs plaintes arrivent à l’école, au laboratoire ou au SNE, puisque ce sont les seules structures où nos missions sont encore visibles et lisibles.

Et pendant que le navire coule, les chefs d’orchestre des DDI et de la DIRECCTE continue de battre la mesure. Mise en place des ESIC, des GAD, préparation du déménagement, sans prendre en compte l’inefficacité structurelle du système.

Il est urgent d’agir de façon résolue et dans l’unité syndicale. La pétition a déjà recueilli la signature de 80% des agents, il faut amplifier la mobilisation.

Ce n’est pas en « normant » notre activité (cf. projet de NS sur les suites / déclaration de la DG sur la démarche ISO 9001 lors du séminaire des DDI) que nous serons plus efficace (seul le rendu-compte sera facilité). Au contraire, ce serait nier notre réactivité et entraînerait un alourdissement inutile des tâches administratives. Après AGAT, SORA, la démarche qualité actuelle, qu’elle sera le nouvel outil à mettre en place ?

Par conséquent, les agents CCRF de la DIRECCTE Languedoc-Roussillon se déclarent :

- Favorables à l’interpellation des parlementaires sur nos revendications

- Prêts à participer à une mobilisation nationale sous forme d’une manifestation unitaire à Paris si les « changements » revendiqués n’étaient pas suivis d’effet

- Pour une interpellation de la DGP et du SGG et le boycott des CT, qui ne servent qu’à mettre en musique une partition dont nous avons assez soupé.

13 agents signataires sur les 13 agents présents (hors encadrement)

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