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Article publié le 2 mars 2011.

Motion des agents DGCCRF de la DDCSPP des Landes - SECTIONS SYNDICALES FO – CGT – CFDT et agents non-syndiqués

Perte d’un tiers des effectifs en un an et demi : vers le constat d’échec de la réforme de l’Etat local en matière de protection économique des consommateurs !

Les agents de la DGCCRF en poste à la DDCSPP des Landes, syndiqués et non syndiqués, réunis en Assemblée Générale le 28 février 2011 :

 Dénoncent avec force depuis 2007 la RGPP, ses principes, ses objectifs, ses mesures et leurs conséquences dévastatrices pour les missions, les services, les agents publics et les usagers ;

 Constatent que les effets néfastes de la réforme de l’administration territoriale de l’état (Réate) n’ont pas tardé à se manifester, tout particulièrement en ce qui concerne la DGCCRF, dont les effectifs apparaissent désormais comme une variable d’ajustement des dépenses en DD(CS)PP ;

 Déplorent, en effet, la chute continue et vertigineuse des effectifs affectés aux missions CCRF dans les DD(CS)PP, notamment dans les Landes :

  • 18 au 31 décembre 2009,
  • 14 à ce jour,
  • 13 au 1er avril 2011,
  • 12 à la fin du premier semestre 2011 ;

 Subissent de plein fouet la conjugaison des quatre éléments suivants :

  • La pyramide des âges locale : la moyenne d’âge du service ex-CCRF est de 58 ans !
  • la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite,
  • la partition des effectifs Pôle C DIRECCTE/DD(CS)PP, au détriment des structures départementales dont les effectifs cibles sont revus à la baisse,
  • l’affectation au 1er janvier 2010 d’un agent CCRF, en charge de fonctions techniques jusqu’au 31 décembre 2009, sur les « fonctions support » de la DDCSPP : cet agent est comptabilisé dans l’effectif cible alors même qu’il n’est plus affecté aux missions CCRF !

Notre service se trouve ainsi lourdement pénalisé et ne voit aucun départ remplacé ;

 Assistent, médusés, à une véritable entreprise de destruction de leur service, se traduisant ainsi localement par la perte d’un tiers des effectifs en un an et demi : l’incessante adaptation des missions aux effectifs se traduit invariablement par l’abandon de missions, assorti d’un fonctionnement en mode dégradé pouvant aboutir à la suppression du service, dont l’utilité publique locale pourrait être contestée en raison de sa taille critique ;

 S’interrogent sur les critères de fixation des effectifs cibles, qui paraissent totalement déconnectés des réalités économiques concernant le département des Landes :

  • deuxième département français en superficie, avec une démographie en constante progression,
  • densité commerciale exceptionnelle, largement supérieure aux moyennes régionale et nationale,
  • présence de quatre bases régionales d’approvisionnement de la grande distribution,
  • activité touristique particulièrement importante (1er rang en Aquitaine),
  • premier département thermal de France,
  • secteurs agricole et agroalimentaire landais marqués par des positions de leaders sur de nombreuses productions et se caractérisant par l’importance des produits sous "signes et labels" qualité.
  • premier département forestier français, sur lequel sont implantés les sièges sociaux et usines des principaux acteurs de la filière bois.

 S’insurgent des conséquences de l’attitude irresponsable de leur Directrice Générale, qui semble avoir fait sienne la maxime des trois singes : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ;

 Attirent l’attention de Madame la Directrice Générale et de Monsieur le Préfet des Landes sur la fragilité de leur structure locale : notre service, dont l’organigramme est une fois de plus remanié, ne fonctionne désormais plus que sur un fragile équilibre, basé sur une savante alchimie faite :

  • de bonnes volontés,
  • d’un sens très fort du service public
  • et d’une solidarité collective que nous avons su préserver localement.

Cet équilibre pourrait se trouver rompu par la perte de repères et de sens induite par :

 le constat de l’inadéquation flagrante entre l’effectif et la réalité économique de notre département,

 l’absence de lignes directrices nationales cohérentes,

 et par le sentiment d’isolement et d’abandon que nous éprouvons un peu plus chaque jour ;

 Réaffirment leur attachement à une DGCCRF de plein exercice des missions à tous les niveaux, avec toute la cohérence, les moyens et les liens nécessaires au plan national, régional et départemental ;

 Exigent le remplacement des deux agents de catégorie B dont le départ est programmé au cours de ce premier semestre 2011 et le retour à un effectif réaliste de 18 agents dans le département des Landes ;

 Appellent les syndicats nationaux et l’ensemble des collègues DGCCRF à se mobiliser et à exiger la mise en place d’effectifs cibles en cohérence avec les réalités économiques des départements et qui ne sauraient être inférieurs à 14 agents directement affectés aux missions CCRF.

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