Article publié le 23 mai 2011.
Motion des agents de la Direction Départementale de la Protection des populations de l’Hérault
Les agents de la Direction Départementale de la Protection des Populations de l’Hérault, réunis en assemblée générale les 11 avril et 16 mai 2011 constatent la remise en cause par la RGPP de l’exercice de leurs missions de Service public par :
– une répartition illisible tant pour les usagers que pour les personnels, des missions devant être assurées par les Pouvoirs publics notamment dans la nécessaire protection des consommateurs et de l’environnement ;
– les initiatives prisent, pour casser le contrôle des agents de l’État en abattoirs, et pour abandonner la surveillance des installations classées, projets synonymes d’une privatisation dangereuse de ce secteur d’activité (ex : crise de l’ESB au Royaume uni, 1.800 sites échappant à terme à la neutralité du contrôle des services ….) ;
– la réduction draconienne des effectifs locaux touchant l’ensemble des missions, (ex : seulement 4 agents chargés de la protection économique ou physique du consommateur à l’été 2011 pour 2 Millions de personnes dans le département/report des charges de travail sur le peu d’agents restants en ce qui concerne la Santé animale, etc..) ;
– de l’inadéquation des moyens informatique mis à leur disposition : ne permettant pas un contrôle moderne (impossibilité de recevoir des pièces jointes au dessus de 3 Mo, non accès à certains sites commerciaux….) répondant entre autres au développement des « arnaques Internet » ;
– une pression insupportable sur les personnels, dans un système bureaucratique désormais exponentiel fait de course à la statistique et de justifications inutiles, en tout genre, et de la part de tout niveau (ex pluralité de donneurs d’ordres contradictoires, sédimentation de demandes, mise sous tutelle technocratique d’une partie de l’activité contentieuse, défiance inopportune envers les agents etc..).
Partant de cet alarmant constat, les agents présents réagissent aux appels à la mobilisation des fédérations et des organisations syndicales de la fonction publique. Ils réaffirment leur opposition au démantèlement actuellement mené qui considère le service public, son personnel et ses moyens, comme seule variable d’ajustement des politiques publiques.
En conséquence :
– ils interpellent les médias locaux et nationaux sur les dangers de pareille situation ;
– ils dénoncent une culture de résultat mensongèrement entretenue alors que le service rendu à l’administré se détériore de jour en jour (rapport du médiateur de la république) ;
– ils s’insurgent contre la mise en place de réformes et décisions purement technocratiques et comptables au plan national comme local qui aboutissent à l’inefficience de leur action ;
– ils exigent de la part des décideurs de remédier d’urgence à la situation dramatique de sous-effectif en personnel et au niveau des matériels de la DDPP 34.
A l’unanimité, ils décident de tracer aujourd’hui leur désarroi et leur découragement par la présente motion auprès des responsables ministériels et directoriaux.
Ils leur demandent, pour conjurer le « syndrome de Pornic » qui se généralise dans la fonction publique de l’État, de tracer à leur tour, le fait que les agents n’ont plus les moyens d’exercer leurs missions.
Ces derniers ne sauraient donc être tenus responsables des inéluctables dysfonctionnements, médiatiques ou non, qui ne manqueront pas d’intervenir dans la situation actuelle !
Motion adressée à M. le Secrétaire du Gouvernement
Madame et Monsieur Le Ministre de l’Économie et de l’Agriculture
Mesdames les Directrices de la DGCCRF et de la DGAL
Médias locaux et nationaux





