Article publié le 30 mai 2011.
Motion des agents de la DGCCRF de la Loire à l’attention de Madame la directrice générale : Des agents, toujours moins d’agents !!!
Les agents, en fonctions au sein de la direction départementale de la protection des populations de la Loire (DDPP 42), constatent que la dégradation du service public, après la création des DD(CS)PP, continue à un rythme soutenu.
De moins en moins d’agents, de plus en plus de hiérarchie, de moins en moins de clarté pour les consommateurs, de plus en plus de stats bidons…
A titre d’exemple, l’effectif cible des agents DGCCRF affectés dans le département de la Loire est passé de 33 postes Equivalent Temps Plein (ETP) en 2009 à 24,47 postes ETP en 2011 (soit une baisse de 25,85 % en deux ans).
En outre, au 1er septembre 2011, en tenant compte des départs pour cause de retraite ou de mutation, l’effectif réel sera de 18,30 postes ETP (soit une baisse de 44,54 % par rapport à l’effectif réel 2009).
Comment dès lors assurer pleinement la totalité de nos missions et la qualité de nos contrôles ?
La couverture territoriale de la DGCCRF peut-elle être efficiente lorsque près de 40 % des départements métropolitains ne disposent que d’effectifs compris entre 4 et 10 postes ETP ?
Et pourtant, si on en croit nos cadres, « tout va bien, Madame la Marquise. Pas de quoi s’inquiéter, puisqu’on vous le dit : tout continue comme avant, rien ne change. »
Alors pourquoi, nous, agents DGCCRF de la DDPP 42, avons-nous le sentiment qu’il y a quelque chose qui cloche ? qu’un grain de sable a bloqué le fonctionnement de notre service ? l’impression que le travail qu’on nous demande n’est plus là que pour servir les stats, pour l’affichage… le sentiment que nos contrôles ne sont plus que des buchettes, que le fond ne compte plus, que nous ne faisons plus que singer l’exercice de nos missions… d’où vient ce goût amer ?
Peut-être sommes-nous simplement trop attachés à la notion de service public et on ne saurait donc rester silencieux devant la perte de sens de nos contrôles.
Ce culte du chiffre ne peut qu’être préjudiciable à la qualité du service que nous devons au public.
C’est pourquoi, les agents DGCCRF de la DDPP 42 soutiennent en particulier leurs collègues de Paris, victimes d’un principe pernicieux qui n’a d’autre but que de permettre à certains cadres, plus soucieux de leur carrière et de leur rémunération que du réel intérêt du service, de présenter des chiffres « politiquement corrects ».
Nous nous inquiétons de la dégradation de nos conditions de travail.
Partout les effectifs diminuent, partout la charge de travail augmente, partout l’amertume progresse.
Devrons-nous, à terme, abandonner certaines de nos missions ? si oui, lesquelles ?
Pouvons-nous espérer un renfort de nos effectifs pour assurer dans les meilleures conditions possibles l’ensemble des tâches qui nous sont aujourd’hui confiées ?
Nous vous demandons de considérer les agents en fonctions au sein des DD(CS)PP comme des agents DGCCRF à part entière dont les conditions et la charge de travail doivent être prises en compte pour la détermination du niveau d’effectifs DGCCRF au niveau départemental.
Ecœurés, fatigués, … mais pas prêts à baisser les bras !
17 agents signataires





