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Article publié le 24 septembre 2025.

Motion des agents de la CCRF de la DDPP des Boûches du Rhône - Les adjoints, c’est non !

Les agents, réunis en HMI ce jour, tiennent à faire part de leur opposition résolue à la décision abrupte de la direction visant à instituer des adjoints de service CCRF.

Quelques éléments pour mémoire :

Des adjoints de service avaient été nommés par des directions antérieures ; cette situation avait abouti à des conflits de légitimité, abus de pouvoir et oppositions entre agents avec, comme climax, l’intervention de l’Inspection Générale des Services de la DGCCRF.

Suites aux préconisations de cette dernière et au constat patent de la nocivité de ce fonctionnement, ces postes avaient été supprimés.

La situation perdurait jusque lors.

À l’occasion d’un CSA en 2024, le sujet a été abordé par la direction de la DDPP en lien avec les besoins exprimés par des encadrants ; les organisations syndicales ont immédiatement rappelé cet historique et leur opposition à la mise en place de ces postes, soulignant, au regard de l’historique traumatique évoqué, qu’il existait nombre d’alternatives, insistant lourdement sur la nécessité d’en dialoguer, au niveau des services, de la DDPP et des instances en place (CSA, commission spécialisée).

Il y a six mois environ, la direction de la DDPP informait les organisations syndicales que ce sujet ne serait pas approfondi.

Surprise : lors d’une réunion informelle, il y deux semaines, le directeur de la DDPP informait les organisations syndicales de la mise en place dans un service (voire deux à termes) d’un adjoint, déjà désigné en déduction des effectifs d’enquête, destiné à exercer des actes de visa et de contrôles des activités de ses collègues.

Cet état de fait est scandaleux à plusieurs titres :

Sur la forme : AUCUN dialogue n’a été initié alors que la problématique est manifestement discutée depuis plus d’un an par notre hiérarchie et notre direction.

Les appels à en discuter en réunion de service, en CSA, ou à l’occasion de groupes de travail n’ont même pas été envisagés.

Ou quand le dialogue social vire à la farce.
Sur le fond : Les postes d’adjoints sont la pire réponse aux lacunes de postes d’encadrement.

Nommer des adjoints

– Cela revient à diminuer la présence sur le terrain d’un agent alors que les demandes se multiplient.

– C’est rouvrir la boite de Pandore de rapports viciés entre agents de même grade : de quelle légitimité peut disposer un agent nommé de manière totalement discrétionnaire pour viser le travail de ses collègues, parfois plus chevronnés que lui ?

– C’est fouler aux pieds les débouchés par concours, en instaurant du travail gratuit pour l’administration ; il existe des concours justement pour se prémunir de l’arbitraire, des négociations sont du reste en cours pour créer un grade de débouché.

Dans quel cadre s’inscrit donc ce type de fonction ? Faire miroiter aux agents concernés une nomination à l’expertise, voire sur un poste d’Inspecteur principal sur place est un mensonge : le passé nous l’a démontré.

Dans un contexte d’austérité budgétaire anxiogène, alors que se profile un déménagement de la DDPP qui ne l’est pas moins, alors que le fonctionnaire bashing est omniprésent, on aurait pu croire que notre hiérarchie serait d’autant plus attentive à éviter de générer de nouveaux conflits et de nouvelles situations génératrices de risques psycho-sociaux. Que nenni…

Il ne s’agit pas de nier la surcharge de travail et du mal-être d’encadrants, dont nous avons pleinement conscience.

Mais solutionner cette lacune en surchargeant des agents revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul !

Il y a encore possibilité de discuter pour trouver des solutions, au niveau du ministère (demande de création de postes), des services, de la DDPP ou par le biais du dialogue social.

Imposer cette décision, telle quelle, est une insulte aux agents, aux organisations syndicales et au dialogue social dont on nous rappelle les vertus sans jamais l’appliquer.

Nous refusons cette décision arbitraire.

Nous demandons donc un vrai dialogue social pour trouver ensemble des solutions qui conviennent à l’ensemble du collectif de travail.

Le boycott des instances et des opérations spéciales sont envisagées sous réserve d’actions ultérieures.

40 agents signataires

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