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Article publié le 4 février 2013.

Motion des agents CCRF de la Seine-Maritime

Les personnels de la DGCCRF implantés en Seine-Maritime se sont réunis en assemblée générale le 4 février 2013.

De ces débats, il ressort la nécessité de rappeler quelques exigences que le bon sens seul ne semble pas à même de laisser au rang des priorités.

Ces exigences, sont de façon non-exhaustive le respect de l’autre et un minimum de confiance entre nous, spécialement s’agissant de réaliser avec succès et maîtrise les missions qui nous sont confiées.

Depuis trois ans, la mise en application des principes absurdes de la RéATE a conduit les membres d’un même service, la DGCCRF, à jouer le jeu d’une partition, à leur niveau sans enjeu et, en tout état de cause, porteuse pour tous de perte de repères, d’intérêt professionnel et de cohésion dans notre communauté de travail.

Cette division, artificielle et stérile en terme de valeur ajoutée, conduit toutefois des encadrements locaux, aux intérêts désormais divergents, à installer entre eux un climat de méfiance, d’opacité voire de désinformation.

Ce n’est pas au personnel d’en subir les conséquences, ni d’en être la variable d’ajustement.

Cette situation, en elle-même profondément regrettable et critiquable au regard des principes et des finalités de l’action publique, prend un tour simplement inacceptable lorsqu’elle impacte négativement les relations entre agents de la DGCCRF.

Depuis quelques semaines des incidents ont émaillé les relations entre les deux services. Des comptes rendus se sont vus critiqués, voire dénigrés, à l’occasion de leur transmission à la maison mère. Dans le même temps, les allégations subversives tendant à laisser penser que les uns auraient des missions nobles et pas les autres, des missions effectives alors que d’autres ne le seraient pas, certains ne travailleraient pas ou peu ou n’en donneraient que l’apparence, se sont multipliées.

Et la DGCCRF et ses missions, que deviennent-elles dans cet imbroglio ? En quoi les rivalités issues de l’absurde regardent-elles les agents ?

Les encadrements des deux entités doivent, sans nouveau délai, se mettre en capacité de dégager des règles de communication et de comportement entre entités CCRF qui soient de nouveau acceptables.

Nous revendiquons pour notre part le retour et la promotion des règles de savoir-vivre entre cadres ayant sous leur autorité les agents d’un même service, la DGCCRF, quelle que soit la mission exercée.

Nous devons connaître sans ambiguïté les règles de fonctionnement entre Pôle C et DDI que les cadres auront déterminées d’un commun accord. Ils devront garder à l’esprit qu’elles ne seront acceptables par le personnel de la DGCCRF que si elles sont empreintes de respect mutuel et prennent en compte la nécessité d’un travail le plus efficace et serein possible, comme il est de tradition dans cette maison.

C’est le droit le plus élémentaire de tout joueur que de connaître la règle du jeu auquel on le fait participer. Nous proposons que soient notamment retenus dans un protocole, dont nous devrons tous avoir connaissance, les points suivants :

restaurer la communauté de travail en acceptant la communication dans les deux sens sans filtre hiérarchique,
déterminer le périmètre de cette communauté de travail,
rappeler que chacun pour ce qui le concerne œuvre de son mieux au bon accomplissement des missions de la DGGCRF ; qu’il est donc inutile de nimber ce fait de complications excessives,
faire en sorte que les difficultés éventuelles soient aplanies en amont au moyen de l’escalier ou du téléphone, et non a posteriori dans un climat de tension. Il est nuisible à tous que les tracasseries apparaissent urbi et orbi dans les communications officielles ou aux yeux d’autres services.

Nous réclamons en somme que les conséquences néfastes de la RéATE soient, en attendant de la voir disparaître, aplanies plutôt qu’exacerbées. Nous en appelons au bon sens de chacun et en dernier ressort à l’autorité de notre Directrice Générale. Nous restons pour notre part mobilisés pour initier toute action de nature à y parvenir.

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