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Article publié le 28 juin 2012.

Motion des agents CCRF de l’Indre

Les agents de statut CCRF s’insurgent contre la mise en place du règlement intérieur au 1er juillet 2012 !

En effet, vous prévoyez qu’à cette date l’obligation de badger s’imposera de force à l’ensemble du personnel de la DDCSPP.

Le règlement intérieur n’a toujours pas été à ce jour diffusé aux agents (contrairement à la disposition de l’article 23 du règlement) afin d’en avoir connaissance avant la date couperet (1er juillet).

Outre les points de désaccords sur le fond que pose ce règlement, qui a été rejeté par 4 représentants des personnels sur les 5 votants, c’est d’autant plus la méthode employée que nous dénonçons.

Ceci s’ajoute à une longue liste de dégradations que nous vivons au quotidien depuis maintenant plus de 2 ans, à savoir (liste non-exhaustive) :

- Un déménagement réalisé en urgence en janvier 2010 pour quitter des locaux dont nous étions propriétaires pour des locaux loués, pour lequel la motivation avancée par la hiérarchie était le regroupement du service PSC.

A ce jour, ce regroupement n’étant toujours pas effectif, on peut dire que le déménagement de janvier 2010 a été inutile et par ailleurs à l’origine de la perte de plusieurs dossiers.

Les locaux laissés ainsi vacants n’ont été vendus qu’au début de l’année 2012, les charges de copropriété ont donc été réglées durant plus de 2 ans.

Tout cela pour aboutir à un 2ème projet de déménagement pour la fin d’année 2012 du 1er au 3ème étage. Que de dépenses, que de stress !!!

Pour cela, nous nous inscrivons dans la démarche intersyndicale demandée auprès de la directrice générale CCRF pour un moratoire sur tous les projets immobiliers de regroupements de services.

- une communication interne réalisée par « bruits de couloir  ».

- Des organigrammes successifs et modifiés trop souvent et toujours rédigés en défaveur des agents CCRF.

- Des notations-évaluations remodelées et réalisées sans cadrage national précis par des chefs de service non-rompus à cet exercice, ne permettant pas l’égalité de traitement des agents.

- un bâtiment ouvert « aux quatre vents  » où toute personne étrangère peut rentrer et se promener (heureusement pour le moment aucun vol n’est à déplorer à notre connaissance, mais jusque quand ?)

- Des toilettes rénovées pour l’accueil de personnes handicapées mais non-utilisables par celles-ci dans la mesure où le rez-de-chaussée n’est pas desservi par l’ascenseur.

- Les usagers qui se rendent à notre bâtiment, doivent lire l’écriteau leur décrivant que l’accueil physique se fait à l’accueil de la cité administrative, pour qu’à cet endroit on leur indique le numéro de bureau du bâtiment d’où ils viennent !!!

- Des contrats de maintenance d’imprimante non-renouvelés nous exposant en cas de défaillance de la seule machine à tirage noir et blanc restant à notre étage, à devoir prendre l’ascenseur ou l’escalier à chaque impression de documents sur une machine d’un autre étage et déjà utilisée par de nombreux personnels.

- La consultation payante d’un cabinet en aménagement de locaux (AMADEO) dont le résultat ne peut que laisser perplexe (ex : archives en étage sur des planchers dont nous ne savons pas s’ils résisteront au poids, et dont le rapport de l’inspecteur hygiène et sécurité avait fait mention). Autre preuve de sérieux du travail rendu, le logo de la Préfecture de la Haute Vienne sur les plans nous concernant (c’est-à-dire le département de l’INDRE)

- Des missions de plus en plus complexes et variées pour des agents en nombre insuffisants (8 encadrement et secrétariat compris). Pour autant les effectifs cibles ne cessent d’acter un surnombre (6 en cible). Un excès de polyvalence mène inexorablement à un déficit de compétence pour traiter les sujets dont nous avons la charge de l’application.

- une communication externe absente dans laquelle les usagers (et même parfois le personnel) ne comprennent plus rien. Outre la multiplication des entités DDCSPP, DDPP, DDCS, DIRECCTE,…, des noms de services disparates d’un département à l’autre (SPEC, PEC , PSC…) ne permettent pas de s’y retrouver. Tout est fait pour nous couper des usagers et professionnels ayant toutes les peines du monde pour nous contacter.

- Le déploiement d’un logiciel (SORA 2) que nous utilisons tous les jours sans avoir de formation mais uniquement à l’aide d’un didacticiel.

- Des mutualisations à venir pressantes (courrier, véhicules,…) qui à n’en point douter, ajouteront des problèmes à une situation existante non-apaisée et non-solutionnée.

[…]

Tout cela dans un contexte où l’on veut nous associer à une démarche des risques psycho-sociaux, commandée auprès d’un cabinet RH privé (Appui RH) dont le coût semble élevé alors que vous n’arrêtez pas de nous dire de faire des économies de bouts de chandelles.

Nous sommes d’accord sur le principe de faire des économies de deniers publiques dont vous et nous sommes les garants, notamment dans un contexte de crise de la dette, mais pas dans ces conditions !

Pour résumer, le règlement intérieur ne symbolise qu’une goutte qui a fait déborder un vase déjà rempli à ras bord depuis bien longtemps !!!

Les agents sont las de devoir utiliser leur énergie à autre chose qu’à leurs missions de service public !

Les agents CCRF sont ceux qui ont été le plus impactés, voire malmenés par la nouvelle organisation, le désintérêt manifeste pour leurs tâches ne faisant qu’accroitre ce sentiment de malaise.

Le service a toujours bien fonctionné sans badgeage, violemment ressenti comme une sanction non seulement injustifiée mais qui procède d’un manque de confiance total qui concourt à altérer l’ambiance de travail et créé un stress supplémentaire. Il n’est absolument pas adapté aux conditions dans lesquelles se déroulent les enquêtes de la DGCCRF dont le travail de fond est le contrôle et non pas l’inspection.

Les 7 agents CCRF soussignés refusent le pointage le 1er juillet et demandent pour le moins à avoir le choix comme cela se pratique dans d’autres départements.

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