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Article publié le 15 avril 2013.

Lettre ouverte à Monsieur le Directeur départemental, Monsieur le Directeur départemental adjoint, Madame la Chef de service contrôle des transactions

Lors de la réunion de direction du lundi 8 avril 2013, nous avons appris que le volume d’activité de notre service (contrôle des transactions) a subi une baisse de volume de l’ordre de 30% qui n’apparaît justifiée par aucun élément de contexte selon la hiérarchie.

Il semblerait aussi que 3 agents réalisent 55% de cette activité (dont 2 totalisent 40% de ce volume) tandis que certains n’enregistrent que très peu d’activité. En résumé, seuls 3 agents sur 20 travailleraient effectivement…

Parallèlement, les délais de traitement des plaintes et du contentieux se trouvent largement augmentés.

Outre que cette annonce a été perçue comme infantilisante et culpabilisante, elle soulève l’incompréhension et l’indignation des agents au regard du livre de bord (chapitre 5 enquête) qui montre que l’activité du Morbihan s’inscrit dans la moyenne de la région Bretagne, voire au-dessus.

La DDPP du Morbihan, avec un effectif de 24 personnes physiques-22,5 ETP encadrement compris, soit la deuxième plus petite direction de la région après les Côtes d’Armor, enregistre en effet les meilleurs résultats de la région :

- en nombre d’établissements visités
- en nombre de visites d’établissements
- en nombre de visites par agents sur le terrain.

La DDPP du Morbihan comptabilise par ailleurs le plus grand nombre d’établissements éligibles au CPMM dans la région.

En termes de suites, le SCT se situe dans la moyenne régionale, voire au-dessus pour certaines catégories de suites.

Aussi, si le différentiel en valeur absolue est conséquent par rapport à l’activité du 1er trimestre 2012, il apparaît que cette baisse se retrouve au niveau régional.

Le niveau d’activité du SCT n’apparaît donc pas incohérent au regard de la situation générale dans la région et ne mérite donc pas les réprimandes entendues lors de la réunion.

Il apparaît dommage que la hiérarchie soit rivée sur les données statistiques sans se préoccuper des difficultés rencontrées par les agents dans le cadre de leurs fonctions.

Cet état des indicateurs aurait au contraire pu faire l’objet d’un échange et d’une réflexion commune et collective en vue de développer un travail en équipe plus efficace et performant.

Le SCT doit être considéré comme une entité de travail collectif et non comme une somme d’individus mis en compétition entre eux.

signé à l’unanimité des 18 agents présents.

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