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Article publié le 18 février 2009.

Communiqué de la CGT CCRF aux côtés des grévistes en Guadeloupe et en Martinique.

La grève générale continue en Guadeloupe et en Martinique, il faut la soutenir pour obliger le patronat et le gouvernement à céder.

Le syndicat CGT CCRF proteste énergiquement vis à vis des violences exercées contre les travailleurs et les représentants syndicaux en lutte.

Les manifestations fortes de dizaines milliers de participants montrent la détermination, la combativité des grévistes et l’unité de la population pour soutenir la grève.

Actuellement, patronat local et gouvernement se renvoient la balle sur la question fondamentale de l’augmentation des salaires de 200 à 300 euros. La vie chère pour l’immense majorité des guadeloupéens et martiniquais et les superprofits pour les grands groupes et les quelques familles qui régentent la vie économique : c’est la réalité sociale contre laquelle les antillais se sont mis en marche.

A la Réunion et en Guyane, les mobilisations démarrent pour lutter contre l’exploitation capitaliste.

Il convient de rappeler que les pouvoirs publics disposent déjà des moyens d’intervention lui permettant de contrôler les prix et les marges afin de répondre aux attentes légitimes de la population ; il leur appartient de donner les moyens juridiques à la seule administration de contrôle économique qu’est la DDCCRF au lieu de la démanteler comme c’est le cas actuellement dans la cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques).

A cet égard, le syndicat CGT CCRF s’élève avec force contre les tentatives grotesques du secrétaire d’état à l’Outre-Mer Yves JEGO de faire de la DGCCRF la responsable de la situation économique désastreuse dans ces départements.

Parce que les travailleurs antillais expriment les mêmes préoccupations que les salariés de métropole (salaires, emploi et préservation des services publics …) la CGT CCRF apporte tout son soutien au LKP en Guadeloupe et au Collectif du 5 février en Martinique, à la grève générale et à ce mouvement populaire : toutes leurs revendications doivent être satisfaites.

Le 18 février 2009.

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