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Article publié le 19 janvier 2026.

CGT - SUD/Solidaires - FSU DRIEETS IDF - Pas d’union sacrée pour casser nos services publics, la mobilisation continue pour un budget à la hauteur des besoins de nos services

Dans un courriel scandaleux aux agent·es de la DRIEETS d’Ile-de-France le 28 novembre 2025, le nouveau DRIEETS d’Île-de-France, M. Fabrice Masi, s’attaque à la première mobilisation de l’intersyndicale CGT - FSU - SUD - SOLIDAIRES sur le site de Saint-Denis à l’occasion de la venue des ministres du Travail et de l’Economie.

Notre action joyeuse et déterminée détériorerait selon lui l’image des 400 agent·es de l’Unité régionale, et plus globalement des 1 000 agent·es de la DRIEETS. Drôle d’entrée en matière pour celui qui prétend faire des leçons de dialogue. Nous n’acceptons pas que nos organisations syndicales majoritaires à la DRIEETS d’Ile-de-France soient ainsi gravement mises en cause.

Nous condamnons fermement la manœuvre qui consiste à opposer les agents·es à leurs organisations syndicales, à appeler à l’union sacrée avec la direction et à faire oublier les revendications que nous portons en défense des intérêts de nos collègues et du service public.

Ce sont en effet les agent·es qui subissent au quotidien les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail, dont l’aménagement dans le bâtiment Niemeyer et les futurs locaux de de l’UD 93 à Bobigny sont l’illustration, les revues permanentes de missions, la casse des droits des travailleur·euses, que les ministres décident et que nos directeur·ices mettent en œuvre, sans hésiter à fouler du pied certains principes comme l’indépendance de l’inspection du travail.

Nous condamnons également le fait que trois directeurs, MM. Masi, Martinet et Rohfritsch se soient improvisés vigiles et aient fait physiquement barrage pour bloquer l’accès de certain·es agent·es à leurs propres locaux de travail, n’hésitant pas à bousculer, toucher et intimider plusieurs d’entre elleux. De tels agissements ne sont pas acceptables. Nous rappelons que le droit syndical est garanti aux fonctionnaires, a fortiori quand il s’inscrit dans une initiative qui avait été annoncée, et que la direction n’a pas à entraver la liberté de circulation dans les locaux, ni à faire abus d’autorité.

L’expression légitime des agent·es n’a manifestement pas plu non plus à M. Farandou, ministre du Travail et des Solidarités et à M. Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Manifestement désœuvrés, ils venaient inaugurer ce jeudi 27 novembre, une plaque portant leurs noms dans le hall de l’immeuble Niemeyer, anciens locaux du journal l’Humanité, accueillant désormais les plus de 400 agent·es de l’Unité Régionale.

Dans un premier temps, les ministres se sont adressés de manière très virulente aux responsables syndicaux et aux collègues qui souhaitaient les interpeller sur la situation dans les services. Au cours de ce bref échange, M. Farandou a confirmé que tutoyer le patron du Medef, Patrick Martin, ne posait aucun problème. Il s’était en effet notamment illustré par ses déclarations faites à France Info le 19 novembre à destination du président du MEDEF pour l’inviter à la Conférence sur le travail et les retraites, coordonnée par Jean-Denis Combrexelle (ancien DGT de 2001 à 2014 et démolisseur en chef du Code du travail) : "Il veut parler du modèle productif en France, je lui dis "banco", je lui dis "chiche", je n’écarte aucun sujet. Il veut parler de plus de travail plutôt que travailler mieux, pourquoi pas, moi aussi je veux plus de travail pour les jeunes, pour les seniors. Il n’y a pas d’incompatibilité" "Tu es le bienvenu, ton siège t’attend, il est bien placé tu auras toute la place que tu souhaites."

C’est profondément contraire à tous nos principes du service public, mais celui qui a soutenu la mise en concurrence de la SNCF n’en a sans doute cure.

Impossible ensuite d’accéder pendant de longues minutes à la salle du 5e étage où les ministres ont discouru et répondu aux journalistes et ainsi, plusieurs dizaines de collègues sont restés coincés sur la terrasse dans le froid. Les ministres sont ensuite partis sous les chants des collègues. Dans ces conditions, nous remercions chaleureusement Fabien Gay, rédacteur en chef actuel de l’Humanité resté à nos côtés, pour le soutien apporté lors de la mobilisation.

Alors M. Masi, nous vous appelons à plus de mesure la prochaine fois car votre opération de communication est un fiasco. De nombreuses revendications sont portées par nos organisations syndicales pour améliorer les conditions de travail de nos collègues et défendre nos missions. Nous vous demandons d’y consacrer plus d’énergie que pour l’accueil de ministres qui seront probablement déjà partis dans quelques mois et leur budget austéritaire avec.

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