Article publié le 24 novembre 2025.
Appel à la mobilisation et à la grève le 02 décembre 2025 du SNACCRF-CGT
Notre mobilisation depuis le mois de septembre nous a permis d’obtenir l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.
Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que, sans la mobilisation du monde du travail ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.
Rien n’est encore joué, car le débat budgétaire durera jusqu’à mi-décembre. C’est le moment d’amplifier nos mobilisations de la rentrée pour mettre la pression pour obtenir la justice sociale, fiscale et environnementale dans ce budget. Nous voulons enterrer définitivement toutes ces régressions, gagner l’abrogation de la réforme des retraites, et obtenir les moyens nécessaires pour nos services publics !
Des régressions nombreuses et graves demeurent dans le budget en discussion et notamment :
– La suppression de 3000 postes dans la Fonction publique,
– La baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad,
– La baisse des moyens des services publics et de la Fonction Publique d’État,
– Le gel du salaire des agent.es de la Fonction publique qui a déjà baissé depuis vingt ans de 23 % en euros constants !
– La taxation des malades avec le doublement des franchises médicales qui pourraient atteindre 350€ par personne, l’augmentation des frais de complémentaire et l’explosion des dépassements d’honoraires.
– La limitation à 15 jours des arrêts maladie et à 4 mois des arrêts en accidents du travail / maladies professionnelles (ATMP).
– L’année blanche et le gel des pensions de retraites jusqu’en 2030, ainsi que de toutes les prestations sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, AAH, RSA…). Sous la pression, le premier ministre s’est engagé à y renoncer mais nous n’avons aucune garantie solide à ce stade.
Alors que les féminicides continuent d’augmenter, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes et les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.
Aucune réelle mesure de justice fiscale n’a été adoptée. Avec le soutien de l’extrême droite, la droite et le gouvernement a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie. C’est le “coût du capital” qui explose ! Les dividendes explosent : +50 % en cinq ans, un record mondial. Les grandes fortunes continuent d’accumuler : les 500 familles les plus riches possèdent 40 % du revenu national !
Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de partage ! Notre travail crée les richesses : on veut notre part. Seul notre travail crée la richesse, et il en crée de plus en plus ! Mais sa répartition entre les profits pour quelques-uns et les salaires pour tous les autres se fait clairement au détriment des salarié·es !
Nos revendications sont claires :
– Augmentation des salaires, dans le privé comme dans le public, SMIC à 2 000 € brut, et indexation de tous les salaires sur l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie
– Égalité salariale entre les femmes et les hommes,
– Contrôle et conditionnement des aides publiques aux entreprises à des créations d’emploi et à des hausses de salaires.
– Mise en place d’une taxe plancher sur les ultra-riches : faire contribuer les 1 800 foyers qui détiennent plus de 100 millions d’euros de patrimoine.
– Recrutements à la CCRF et au SCL, investissements dans nos laboratoires du SCL, réorganisation de la CCRF pour recouvrer un exercice de l’ensemble de nos missions sur tout le territoire !
Nous appelons donc l’ensemble des agents de la CCRF et du SCL à se mobiliser par la grève et la manifestation le 2 décembre prochain partout en France à l’appel de la CGT, Solidaires et la FSU.





